Mutonzi, 82, père de 4, est originaire de Nyamugenga.  Depuis 2009, il s’est installé  à Kigarama ayant été forcé de tout abandonner dans son village et de fuir à cause de la guerre qui lui a également coûté la vie de sa première femme.

 

 « A notre arrivée ici, les conditions de vie étaient si médiocres que les administrateurs du café de la ferme de Katale se sont vus obligés d’annexer une partie de la terre réservée aux champs pour contenir le nombre des réfugiés qui croissait au jour le jour. Voilà comment ma famille a aménagé à Rubare ».

 

Au moment de l’implémentation  du projet de récupération des moyens de subsistance financé par ECHO,  il a été établi que la famille de Mutonzi était parmi celles les plus vulnérables suivant les critères de l’évaluation de départ. Et depuis, elle a été retenue comme l’un des principaux bénéficiaires dudit projet.

 

«Aujourd’hui j'ai de l’espoir. Je suis convaincu que ma famille aura accès  à des aliments nutritifs grâce à cet appui », dit Mutonzi.   

«Nous ne disposions d’aucune source d’approvisionnement en nourriture, et pour survivre, nous envoyions nos enfants chez des voisins pour qu’ils aient de quoi se mettre sous la dent.  Plusieurs fois, j’ai dû  aller dans la forêt pour cueillir, ne serait-ce que, des fruits sauvages et ainsi obtenir de la nourriture pour ma famille. Une aventure très risquée qui a failli coûter la mort à plusieurs de mes amies  pour avoir été gravement attaquées par les animaux sauvages. », a raconté Vumilia, la femme de Mutonzi.

 

 

 

A travers ce projet, la famille de Mutonzi a reçu des outils aratoires,  des semences de légumes et autres  pour culture vivrière liée à la saison actuelle.  

 

«Grâce à des sessions de formation organisées par ActionAid dans le cadre du projet dans la ferme communautaire expérimentale,  j‘ai appris les meilleures pratiques agricoles et je les ai depuis répliquées dans ma propre ferme. Je suis impatiente de récolter des rendements meilleurs à la fin de cette saison », dit Vumilia. ‘‘Avec les cobayes reçus grâce au projet, je vais m’assurer moi-même de leur multiplication afin que ma famille accède en permanence à des repas équilibrés », dit Mutonzi.

 

« Sur base des connaissances acquises, nous plantons régulièrement nos graines dans le temps, ainsi espérons-nous maintenant recevoir la récolte à la fin de la saison et je suis sûre que le produit va soutenir ma famille pendant un longue période. Je sais que je vais certainement utiliser ces compétences acquises lors des démonstrations faites dans la ferme communautaire afin de mieux gérer mes futures activités agricoles. Nous souhaitons remercier vraiment ActionAid à travers les formateurs du village pour avoir touché nos vies grâce à leurs interventions »,  ajouta Vumilia.